Changer c’est vivre.

Mon camp de ju-jitsu s’est terminé il y a 3 jours. Cette semaine passée avec mes amis m’a fait tellement de bien: me retrouver entouré de gens que je connaissais pendant tout ce temps, c’était comme rentrer en Suisse l’espace d’un instant. Retrouver les joies du ju-jitsu m’a aussi fait énormément de bien. J’aime la façon dont nous jouons avec notre corps, repoussons nos limites mentales et physiques, tout en partageant une magnifique joie de vivre. Effort-Rigueur-Bienveillance. De belles valeurs qui nous ont accompagnées tout du long.

J’ai passé les 3 derniers jours chez un ami dans sa famille, en compagnie de gens que j’ai rencontré via le site CouchSurfing. C’est trop cool de vivre quelques jours avec une famille espagnole. Voir un tout petit peu ce qui se passe derrière les murs de toutes ces maisons qui m’entourent. Je suis chouchouté par cette généreuse famille qui prend soin de moi comme si j’étais l’un des leurs alors qu’on se connait a peine. Aujourd’hui, nous sommes allés à la montagne, et je me suis surpris à leur poser une question très simple: y a-t-il un rêve que vous désireriez réaliser au cours des prochaines années?
Evidemment, la question m’est revenue, et ma propre réponse m’a surprise:

Je rêve de trouver la façon la plus efficace de rendre le monde meilleur. Mon problème, c’est que chaque idée que j’ai me frustre, car elle me donne la sensation que je pourrais faire bien plus. Je suis une espèce d’altruiste mégalomaniaque.

Vous l’aurez peut-être remarqué, ces paroles font grandement écho à mon interrogation d’il y a deux semaines, quand je me demandais quoi faire concrètement de ma vie.

Il y a un mois et demi j’ai postulé pour faire un volontariat d’un an chez les Compagnons Batisseurs de France. J’avais l’espoir de pouvoir les rejoindre en Bretagne pour apprendre à construire et rénover des maisons, parce que je pense que c’est quelque chose qu’il me manque dans ma vie. Quelques semaines après, en discutant avec mon ami Népalais, j’étais sur le point d’annuler ma candidature pour partir au Népal à la place. Finalement j’ai décidé d’attendre leur réponse, en me disant que je pourrais aller au Népal au mois d’août, avant que le volontariat chez les Compagnons qui était prévu pour septembre ne commence.

Aujourd’hui j’ai reçu la réponse des Compagnons: les offres de volontariats ont été attribuées à d’autres. Je suis en file d’attente, on me contactera éventuellement si une nouvelle place se libère. Exactement en même temps, je reçois le feu vert pour débarquer au Népal quand je veux.

Je viens d’acheter mon billet. Un aller simple. Pour dans 3 jours. Je suis tellement content de partir! J’espère pouvoir beaucoup apporter aux projets de mon ami. Je me réjouis tellement de m’installer à Katmandou quelques mois, et d’être enfin un peu utile.

Mais dites-moi, à votre avis, quel est le moyen le plus efficace pour rendre le monde meilleur?

Je vous aime,

Bastien

Posted from Gijón, Asturias, Spain.

4 thoughts on “Changer c’est vivre.”

  1. C’est toi Bastien….. c’est toi.
    Ce n’est pas de question de lieu ni de comment.
    Un caillou tombe à n’importe quel endroit dans l’eau il fait des vagues.
    Seul, on ne peut pas sauver tout le monde. Il faut que chaque un se réunisse pour rendre le monde meilleur.

  2. Bonne question…
    Étant donné que pour apporter un changement dans le monde, il est nécessaire d’être ce changement, je dirais donc… SOYONS! 😉
    Belle suite au Népal, bisous!

  3. Moi, je pense qu’il faut y croire et aider les gens à faire de même, car je pense que un monde peut etre meilleur si on le regarde autrement.

  4. Nous sommes tous de passage, je crois que la meilleure façon de rendre le monde meilleur est d’avoir le meilleur passage possible sur cette Terre.

    J’ai bien lu la dimension “mégalomaniaque” de ta volonté d’altruisme, que je comprends tout à fait. Mais finalement, le plus important n’est-il pas de changer le monde à petite échelle, autour de soi?
    Et sachant que tu voyages aux quatre coins de la terre, tu pourrais fort probablement illuminer la route de beaucoup de “pèlerins”…

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