Namaste!

So, I finally arrived in Kathmandu. Somehow, I didn’t feel that surprised of the things I see around, for I already came there in 2011. But I realised that I had forgotten about those little things that made this place – and travelling in general – so fantastic: the smell of the wet and dirty streets, the smell of the flower necklace that my host offered me upon arrival, the completely chaotic traffic and how surviving in there is a constantly repeating miracle. The noisy orchestra offered by the horns of the cars and motorcycles, together with the tiny bicycle bells. I had also forgotten the taste of the traditional rice and curry dhal bat that we eat everyday here.

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A normal street in Kathmandu

I always have a strange feeling whenever I come back to a place where I haven’t been for a long time. I feel like nothing is real and I am living in a memory in my mind, like in the Inception movie.

Another thing that I realised is that actually, coming to Nepal increased my everyday comfort! Indeed, I have my bed, my room, my job, food and water whenever I want, and I am surrounded by very nice and polite people. That’s so much more than what I had for the last four months (except in the end in Gijon).

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Our office

I have a desk in the office. My forthcoming job is challenging (I’ll tell you more about that later), and my host/boss/friend is an amazing and very inspiring person. I feel good. I feel like being at the right place, at the right moment. I feel like this is going to be amazing.

4 mois

Jeudi j’ai pris l’avion et quitté l’Espagne. Ce qui est amusant, c’est que je suis parti exactement 4 mois après avoir commencé l’aventure qui m’a amené en Espagne.

Je clos donc aujourd’hui un chapitre. Le premier chapitre. Un chapitre qui m’a emmené en pleine nature, seul, loin de l’agitation, et qui m’a permis de me recentrer et d’identifier une partie des choses qui me sont vraiment importantes. Un chapitre qui m’a rapproché des valeurs et de la pratique bouddhistes. Un chapitre qui m’a amené à repousser les limites du confort pour revenir au plus près du strict nécessaire à la survie.

J’ai énormément de reconnaissance envers tous ceux qui m’ont aidé, accueillis, ou qui ont simplement été gentils tout au long de ma route. J’ai parcouru 1’400km en 3 mois, et je pense qu’on peut fêter ça tous ensemble aujourd’hui. Le fait d’écrire ce journal et de savoir que vous le lisiez a été je crois la chose qui m’a fait le plus de bien au cours des derniers mois. A chaque fois que je vous écris quelque chose, j’ai l’impression d’être à côté de vous en train de vous le raconter de vive voix. Je ressens très fortement le soutien que chacun d’entre vous me portez, et ça me donne beaucoup d’énergie tous les jours.

A part ça, j’ai eu beaucoup de chance en choisissant mon vol pour le Népal. D’une part, j’ai pris le moins cher, mais en plus j’ai fait une halte de 23 heures à Istanbul. 23 heures, c’est suffisant pour se faire offrir une nuit dans un hotel 5 étoiles par la compagnie aérienne. Suffisant pour passer une journée ensoleillée à découvrir les grands et les petits quartiers de la ville. Suffisant pour avoir l’impression de faire deux petits et rafraichissants voyages sympathiques au lieu d’un seul, long et épuisant.

Sinon, j’ai décidé d’écrire mes prochains articles en anglais. En effet, plus j’avance et plus le nombre de gens qui ne parlent pas français et avec qui j’aimerais partager cette aventure augmente. A chaque fois qu’un ami non francophone me dit qu’il utilisera Google Translate pour se faire une idée de ce que j’écris, ça me transperce le coeur. C’est pire que de voir quelqu’un couper ses spaghettis ou écouter de la belle musique avec les hauts parleurs de son smartphone. En plus de ça, il me semble que vous qui me lisez actuellement êtes quasiment tous capables lire l’anglais. Dans le pire des cas, vous aurez donc ici l’opportunité de vous perfectionner!

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PS: Je suis arrivé à Katmandou! Tout va bien :-)

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Changer c’est vivre.

Mon camp de ju-jitsu s’est terminé il y a 3 jours. Cette semaine passée avec mes amis m’a fait tellement de bien: me retrouver entouré de gens que je connaissais pendant tout ce temps, c’était comme rentrer en Suisse l’espace d’un instant. Retrouver les joies du ju-jitsu m’a aussi fait énormément de bien. J’aime la façon dont nous jouons avec notre corps, repoussons nos limites mentales et physiques, tout en partageant une magnifique joie de vivre. Effort-Rigueur-Bienveillance. De belles valeurs qui nous ont accompagnées tout du long.

J’ai passé les 3 derniers jours chez un ami dans sa famille, en compagnie de gens que j’ai rencontré via le site CouchSurfing. C’est trop cool de vivre quelques jours avec une famille espagnole. Voir un tout petit peu ce qui se passe derrière les murs de toutes ces maisons qui m’entourent. Je suis chouchouté par cette généreuse famille qui prend soin de moi comme si j’étais l’un des leurs alors qu’on se connait a peine. Aujourd’hui, nous sommes allés à la montagne, et je me suis surpris à leur poser une question très simple: y a-t-il un rêve que vous désireriez réaliser au cours des prochaines années?
Evidemment, la question m’est revenue, et ma propre réponse m’a surprise:

Je rêve de trouver la façon la plus efficace de rendre le monde meilleur. Mon problème, c’est que chaque idée que j’ai me frustre, car elle me donne la sensation que je pourrais faire bien plus. Je suis une espèce d’altruiste mégalomaniaque.

Vous l’aurez peut-être remarqué, ces paroles font grandement écho à mon interrogation d’il y a deux semaines, quand je me demandais quoi faire concrètement de ma vie.

Il y a un mois et demi j’ai postulé pour faire un volontariat d’un an chez les Compagnons Batisseurs de France. J’avais l’espoir de pouvoir les rejoindre en Bretagne pour apprendre à construire et rénover des maisons, parce que je pense que c’est quelque chose qu’il me manque dans ma vie. Quelques semaines après, en discutant avec mon ami Népalais, j’étais sur le point d’annuler ma candidature pour partir au Népal à la place. Finalement j’ai décidé d’attendre leur réponse, en me disant que je pourrais aller au Népal au mois d’août, avant que le volontariat chez les Compagnons qui était prévu pour septembre ne commence.

Aujourd’hui j’ai reçu la réponse des Compagnons: les offres de volontariats ont été attribuées à d’autres. Je suis en file d’attente, on me contactera éventuellement si une nouvelle place se libère. Exactement en même temps, je reçois le feu vert pour débarquer au Népal quand je veux.

Je viens d’acheter mon billet. Un aller simple. Pour dans 3 jours. Je suis tellement content de partir! J’espère pouvoir beaucoup apporter aux projets de mon ami. Je me réjouis tellement de m’installer à Katmandou quelques mois, et d’être enfin un peu utile.

Mais dites-moi, à votre avis, quel est le moyen le plus efficace pour rendre le monde meilleur?

Je vous aime,

Bastien

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Petit retour en arrière

Hello les gens!

Je vais beaucoup mieux. Je me suis bien reposé, j’ai rencontré quelques personnes très sympas, j’ai visité un chouette musée d’art contemporain, et j’ai aussi et surtout beaucoup trainé sur internet, sautant d’un café à l’autre (je crois que c’est le truc qui me repose le plus). En ce moment je suis sur la terrasse d’un bungalow au camping, là où aura lieu mon camp de ju-jitsu. Mes amis arrivent dans quelques heures, et j’en profite pour vous raconter une histoire sympa qui m’est arrivée il y a une semaine en Cantabrie, juste avant de prendre le bus pour rejoindre Gijon:

J’avais vu une affiche pour un petit festival de musique folklorique qui se passait quelques jours plus tard dans un petit village sur mon chemin et j’avais décidé d’y aller. En chemin, je suis tombé sur une petite galerie d’art au milieu de nulle part. Je rentre pour jeter un oeil et je rencontre un vieil homme, retraité et plein d’enthousiasme qui me présente la galerie, exclusivement fournie de ses propres créations: “Mes oeuvres illustrent la perverse réalité de l’humanité.”

Dans ces oeuvres on retrouve les thématiques du sexe, des démons intérieurs, du capitalisme, de l’endettement et des crises financières. On trouve cependant aussi quelques portraits de très belles femmes. “Je suis réaliste. Tout n’est pas mauvais non plus dans ce monde.”

Il m’offre un verre, du pain, des noix. On s’installe confortablement sur la terrasse. Il n’a pas beaucoup de visiteurs: “Cette galerie, c’est une distraction. Une façon d’occuper le temps pour un retraité comme moi. Je donnes des cours de peinture aussi.”

On parle de tout, de rien, ou en tout cas on essaie: l’espagnol est le seul laborieux chemin qui nous lie. On rigole bien quand même. Il m’emmène ensuite en voiture à l’auberge qui se trouve 3km plus loin, et qui s’avère être complète. Je me souviens très bien de son regard perplexe quand je lui ai dit que cela n’était pas grave du tout, qu’il pouvait me laisser là, que j’irai trouver une forêt pour aller passer la nuit. Je crois qu’il était en train de se demander s’il allait m’inviter à dormir chez lui. Je crois que mon assurance l’a empêché de terminer sa réflexion.

Le lendemain je suis donc allé au festival. Je suis arrivé le matin, et en fait j’ai découvert que la première partie consistait en un concours de cuisine traditionnelle, le tout devant être effectué dans de très belles marmites, parce que c’est important. Palme d’or à la marmite-locomotive:

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La cheminée fait même bouillir de l'eau en parallèle!

Je commence à discuter avec l’équipe détentrice de cet incroyable chef d’oeuvre. Je m’entends vraiment bien avec eux, et ils m’invitent à déguster le fameux plat avec eux. Une fabuleuse journée!

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14’500€

C’est le prix d’une année de liberté. J’ai fait les comptes des 105 derniers jours, et je dépense 38€ par jour en moyenne. Multiplié par 365 jours on obtient ce chiffre. Ca peut paraître élevé, mais ça inclut les frais d’inscriptions à mon camp de ju-jitsu, les deux semaines au Village des Pruniers, le chargeur solaire, ma nouvelle tablette tactile, une nouvelle chemise thermique (j’ai détruit celle que j’avais comme un idiot en la séchant à trop haute température). Si on enlevait tout ça, on trouve une moyenne de 23€ par jour, soit 8’400€ par an.

Voilà pour les chiffres. Concrètement, ça me fait un peu peur. Je me dis que réunir cette somme, c’est pas trop difficile. Je me dis que je pourrais monétiser plus intelligemment mes capacités de développeur web et réunir facilement cette somme tout en étant libre de travailler où je veux. Une offre destinée aux alumnis de mon université m’a fait réfléchir:

Les contributeurs Alumni Club ou Alumni Gold peuvent bénéficier des bureaux de notre partenaire Swissnex à San Francisco, Boston, Bangalore, Singapore et Shanghai.

Je me suis vu parcourant le monde, mon entreprise dans le nuage d’Internet, générant mon revenu sans moi, et travaillant de temps en temps dans des bureaux ultra stylés là où j’ai envie.

Je vois la liberté financière totale. Je vois son prix. Je vois le chemin.

Ca me fait peur. Ca me fait peur parce que tout d’un coup je ressens un peu le poids de tous les possibles. Je veux dire par là, j’ai trouvé une direction pour ma vie, celle de l’engagement pour le monde. Je n’ai plus peur de le dire, je veux consacrer ma vie au monde. Je vois le chemin qui me permet de créer l’espace pour réaliser ça. Je vais le parcourir. Mais, une fois cette liberté financière atteinte, je ferai quoi concrètement?

Bref, j’ai un peu les idées embrouillées depuis quelques jours. Je vous écris depuis Gijon que j’ai rejoint en bus avant hier. Je suis fatigué, physiquement et mentalement, et j’essaie de me reposer ici un peu avant le début du camp de ju-jitsu samedi. Mon corps m’envoie des signaux de fatigue que je dois prendre au sérieux. J’attends la réponse d’un volontariat pour septembre auquel j’ai posé ma candidature et qui tarde à venir. J’ai aussi envie d’aller au Népal après mon camp pour filer un coup de main.

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Adieu Pays Basque, bonjour Cantabrie!

Fini les matchs de pelote basque et les tags indépendentistes. Je change de région. Accessoirement, j’arrive gentiment au bout de la première partie de cette aventure, et je suis très excité par tous les projets qui m’attendent par la suite et qui sont en train d’éclore spontanément.

J’ai été merveilleusement bien accueille par la Cantabrie. Arrivé à Ramales de la Victoria, je trouve la fanfare que je décide d’accompagner à travers la ville. L’occasion de découvrir l’endroit, rencontrer les villageois, et aller boire un café avec le chef de la police et son assistant.

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Petite photo souvenir en compagnie de la fanfare de Ramales de la Victoria

Magnifique rencontre également, celle hier d’un homme dans un bar-restaurant de village. Il m’offre un verre, on parle beaucoup, on rigole bien. On parle de l’Espagne, de l’Europe, de la Grèce. Selon lui “l’Union Européenne est un piège des pays du Nord afin d’affaiblir les pays du Sud pour les envahir à travers le rachat de leurs terrains en période de crise, la Grèce en témoigne.”. Pourquoi pas. Vrai ou faux, ça n’est pas très important. Ce qui est beau, c’est d’avoir l’opportunité de découvrir la perception des gens locaux sur la politique contemporaine. Légèrement ennuyé par l’absence de provisions pour la route qui m’attendait, il m’a fait la surprise de rentrer chez lui me préparer un fabuleux pic-nic.

J’aime les gens de la campagne, je les trouve plus simples. J’ai la sensation qu’ils souffrent moins d’avoir l’esprit perdu dans un tourbillon de pensées compliquées de carrière, de succès et d’image.

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Les paysages de la région sont splendides.

3 mois

Avant hier j’ai passé le cap des 3 mois sur la route. Je me rappelle encore très bien de l’article que j’ai écrit après 4 semaines qui tentait de répondre au “pourquoi” de cette aventure. Je me rappelle aussi avoir dit à certains avant mon départ, qu’après avoir traversé la Suisse en 3 semaines, j’ai réalisé qu’une fois que le corps s’était habitué au poids du sac, à l’intensité de la marche, à dormir au sol et à manger par terre, alors les jours s’enchaînent facilement. C’est un cap important à passer. Mais je me posais la question: y a-t-il un autre cap important à franchir après une plus longue durée? J’espérais trouver la réponse à travers ce voyage.

Aujourd’hui, un élément de réponse m’est apparu. Je sais maintenant que je ne pourrais pas faire ça pendant des années. Ça m’est impossible. Pas de cette manière en tout cas. J’ai trop besoin d’être utile au monde, et aujourd’hui, avec ce que je fais, ce besoin n’est pas assouvi. Je me sens en marge, à la poursuite d’un objectif égoïste. Certes, j’inspire un peu les gens, je leur montre un peu qu’on peut être heureux avec moins. Mais j’aspire à beaucoup plus. Quand je marche et qu’il fait beau, que la nature la plus belle s’offre à mes yeux, et que, comme maintenant, je trouve au milieu de nulle part une petite table à l’ombre à côté d’une source d’eau et que je peux m’y installer agréablement pour vous écrire un petit texte, alors oui je suis heureux. Et je vous raconte que je suis heureux, et ça vous rend aussi un peu heureux, parce que vous êtes des gens bienveillants. Mais à chaque fois que je suis vraiment heureux ici, je me dis: “J’ai tellement de joie! Si seulement mes amis étaient là pour que je puisse la partager avec eux, alors là, je serais vraiment, vraiment mille fois plus heureux.”

Bien sûr, je ne dis pas que vous n’êtes pas heureux dans vos vies. Vous êtes aussi certainement très heureux dans vos vies, et j’en suis ravi! Mais enfin… voilà, j’aimerais bien vous donner toute ma joie. C’est chouette d’être heureux, mais c’est un peu nul d’être heureux tout seul. Mon bonheur, ma joie, tout ça n’a de sens que quand je les partage.

A un certain moment j’ai pensé devenir ermite et consacrer plusieurs années de ma vie au bouddhisme, en solitaire, afin de réaliser “mon plein potentiel”. Mais je vois aujourd’hui, et j’en suis sur à 100%, ça ne me correspond pas. J’ai besoin de consacrer ma vie au sourire des gens. C’est la seule chose qui me rende vraiment heureux. J’ai besoin d’être utile, de rendre ce monde meilleur. Et j’ai besoin d’y consacrer toute mon énergie et y mettre à profit toutes mes capacités.

Je dois admettre que ça me gène un peu de vous dire tout ça, de m’exposer autant. Je me sens très vulnérable. J’ai un peu peur que vous me jugiez, que vous vous disiez “Pour qui il se prend, lui?” ou encore “Bonjour les bisounours!”. Ca ne se fait pas trop d’exposer publiquement ce qu’on a au fond du coeur. Mais bon, j’ai décidé de faire des efforts pour me sortir du paraître, de moins me cacher derrière ce que vous avez envie d’entendre pour éviter les railleries. Je crois que si on faisait tous un peu plus ça, on arrêterait de croire qu’on est si différents les uns des autres.

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Hello, world!

Salut les gens! Comment ça va chez vous?
Je suis à Laudio, pas très loin de Bilbao. J’ai décidé de passer 2 nuits à l’hôtel ici, parce que j’ai réalisé que j’avais besoin de me poser un peu. Même si passer mes journées dans la nature, seul,  au milieu de paysages magnifiques est super reposant, le fait de ne jamais dormir deux fois de suite au même endroit, et passer toutes ses fins de journées à chercher de l’eau et un coin potable pour dormir c’est un peu épuisant à la longue. Du coup, je m’offre “des vacances dans mes vacances”. L’occasion de réaliser que j’avais pas pris de douche depuis une semaine. L’occasion de faire un peu de shopping aussi (nouveau chapeau, chaussettes, gants de randonnée). L’occasion de manger pleins de fruits frais et des chips.

L’autre jour j’ai passé une chouette soirée dans un bar où je me suis fait inviter à boire un verre avec des locaux hyper accueillants. Je regrette un peu que ce genre d’occasions ne se présente pas plus souvent. Le fait est que je passe rarement mes soirées dans des lieux urbanisés parce que je dois planter ma tente avant la tombée de la nuit. Mais la journée il m’arrive plus souvent de croiser des gens dans les cafés. Même si mon espagnol progresse, mes conversations restent limitées. Je regrette un peu la France pour ça du coup. Des fois je me dis que je retournerais bien sur le Chemin de St-Jacques pour passer un peu de temps avec des gens. Plus tard, peut-être.

A part ça j’ai changé depuis quelques jours de sentier de Grande Randonnée, je suis sur le GR123 maintenant. Le balisage est horrible, les chemins hyper mal entretenus avec pleins de ronces, de branches et d’herbes hautes en forêt. Quand il fait beau c’est jouable, mais avec le mauvais temps c’est pénible. Surtout que quand il fait beau, en montagne, je peux voir où je vais, alors que quand il y a du brouillard je sais pas du tout et je dois sortir le GPS toutes les 5 minutes. C’est aussi un truc qui me donne envie de retourner sur Compostelle.

Voici pour finir quelques photos en vrac, ça faisait longtemps :

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Un chemin pour hobbit
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Le musée du bois
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Mon poste de rédaction
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La grotte que mon chemin a traversé l'autre jour

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Un terrain de pelote basque!

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Moi et mon crew de moutons


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Surprenant.

Depuis quelques jours, tout me surprend. D’abord l’auberge gratuite. Ensuite mon chemin traverse – j’insiste sur le mot – une immense grotte remplie de vestiges préhistoriques. Tout ça pour se retrouver à longer une centaine d’éolienne sur la crête d’une chaîne de montagne qui s’étend sur 20km. Bon, mais ça c’était avant de rencontrer au milieu de nulle part le berger qui garde ses animaux en pleine montagne en faisant du motocross (et qui kiffe ça visiblement). D’ailleurs sa moto lui a été bien pratique quand il s’est proposé de perdre 10 minutes de sa vie pour aller remplir mes bouteilles d’eau à la fontaine qui se trouvait plus loin, alors même que je commençais à m’inquiéter de l’état de mes réserves. Il m’autorise au passage à camper là au milieu. Finalement aujourd’hui je sors de ma montagne pour arriver à Leintz-Gatzaga. Un petit village où il n’y a rien à part un bar/kiosque qui vend presque exclusivement des produits végétariens bio, où le tenancier se plaît à me sortir une compilation des meilleurs titres de Gorillaz et Linkin Park en m’offrant un thé parmi les trente-six sortes qu’il propose (ô miracle j’échappe au maléfique English Breakfast pour cette fois). Je craque pour mon nouveau préféré: menthe-réglisse. Il y a même un ordinateur et une imprimante en accès libre (normal, c’est  certainement très utile pour les 40 habitants du village). Au passage je retrouve le soleil qui m’avait quitté depuis trop longtemps. Soleil, chaleur, temps sec, je vous aime! Je ne demande rien de plus. Ah oui, du Wi-Fi. Mais bon, évidemment: il y en avait au bar. Juste assez pour faire une mise à jour du site du BBC Gland en me disant que, quand même, ma vie c’est un peu n’importe quoi.

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